samedi 7 février 2015

Le chef-d'œuvre

(Ce billet a déjà été publié par erreur il y a quelques mois... entre-temps j'ai fini ledit chef-d'œeuvre, j'ai mis des photos et ajouté des trucs dans les explications, alors ne vous privez pas pour (re)lire!!)

Je continue sur ma frénétique lancée Isabelle Kramer (après Paulie, Marsa Alam, Wanderling, oui, j'appelle ça une obsession complusive).
Là, elle a fait fort. Son chef-d'oeuvre à ce jour, j'ai nommé Monte Rosa.

Isabell, ich liebe dich!


C'est exactement le genre de modèle où vous avez cette délicieuse impression que quelqu'un d'autre a été intelligent à votre place (et que vous allez en retirer tous les bénéfices).
C'est fantastique, on se laisse guider, c'est simple et complexe, archi bien foutu et clair comme de l'eau de roche.

Admirez ce dos!!!

Et puis ça commence avec un montage provisoire. Cette technique ne cesse de m'émerveiller. A chaque fois que je l'utilise (ce n'est que la 2e fois, en même temps), je m'étonne du savoir-faire que les êtres humains ont su développer, du degré de connaissance qu'il a fallu dans un domaine particulier pour inventer ça. Ah ouais, ça fait son petit effet, le montage provisoire. Et puis juste après vous allumez la radio et le bref instant de foi en l'humanité que vous veniez de vivre est ruiné par l'évidence que non, l'homme est toujours aussi con finalement et peut-être même que ça empirerait...

Magnifique col, très joli ouvert

Monte Rosa, c'est indéniablement le gilet à porter pour travailler bien au chaud.
Oui parce que, parmi les nombreux avantages qu'il y a à bosser chez soi (outre l'absence de collègues relous, de chefs relous ou d'ados relous au regard bovin, outre le fait qu'on a le droit de passer la journée pas coiffé, pas douché, pas habillé, outre le luxe qu'on n'est jamais malade parce qu'on ne côtoie pas d'individus suintant le microbe ni de poignées de portes visqueuses d'avoir traîné dans une multitude de mains dont on ne sait pas très bien où elles avaient traîné, elles) bref, parmi tous ces avantages, il y a le privilège cardinal: celui de pouvoir porter le même gros pull pendant tout l'hiver et que tout le monde s'en fout.

Exquis mélange de point mousse, de torsade et de dentelle...
Alors malgré l'intelligence d'Isabell qui a déteint sur moi à force de tricoter ses modèles, j'ai pas pu m'empêcher de faire des bêtises dans les trous-trous. Ah et puis de la bêtise bien visible, en plus. Le genre que quand on finit par s'en apercevoir (quinze rangs plus tard, hors de question de tout défaire),  on se dit: "Non mais j'avais bu ou quoi?"
(Oui, en même temps sûrement que j'avais bu vu le moment de la journée où je prends mon tricot - c'est-à-dire à 10h après le petit blanc du matin (mais non je plaisante! Même si c'est vrai qu'à la limite, c'est aussi l'un des avantages de bosser chez soi, on peut commencer le petit blanc assez tôt dans la journée, mais ça j'évite quand même) - donc je disais: l'heure à laquelle je prends mon tricot, c'est-à-dire tard le soir, après m'être grillé les neurones à pelleter de la phrase et triturer du mot).
Et donc bref, à ce moment-là de la journée, j'ai plus le cerveau très frais, quoi.
Et du coup je fais des bêtises dans les trous-trous, quoi. Pile devant là où ça se voit bien. Bon, j'ai fait la même, exactement la même ( je devais être en état éthylique avancé...) derrière aussi, comme ça y a pas de regrets.

Le détail ultime: la fausse couture sur le gilet réalisé sans couture!

La laine est de la Fado de chez Fonty, achetée chez... chez...? Et oui, chez Annie et Roger! Elle est moelleuse, douce et très chaude, avec un touche rustique qui me plaît bien (et des petits bouts de paille qui traînent dans les pelotes parce qu'elle est élevée au naturel).

Les magnifiques boutons qui dé-rusticifient le tout pour faire de mon gilet une œuvre quasi post-moderne viennent eux aussi de chez les mêmes. Ils sont fabriqués en je sais pas quoi, une sorte de métal lourd et je les adore. Vraiment.




Bon, malgré tout ça, j'ai une petite doléance au sujet de mon gilet. Il bâille dans le dos, quand je le ferme. Un tout petit peu.
Mais tant pis, je dois dire que je le porte tout de même avec fierté (et de préférence ouvert quand je suis en public - non mais avec un tee-shirt en dessous je veux dire - parce que comme ça, ça bâille plus).

Mais non j'ai pas succombé à la tocade de la bloggueuse qui photographie ses pieds... mais avouez que quand on assortit sa tenue à ses bottes de pluie, y a de quoi être fière. 

Bon bin si vous avez survécu à cette débauche de parenthèses, bravo!
La prochaine on causera sûrement tricot... pour changer...





8 commentaires:

  1. Ah mais c'est vrai qu'il est chouette ce gilet! Il donne envie!
    Et je vois qu'on fait partie du même clan de ceux qui échappent aux microbes!!! (et même en fréquentant des ados au regard bovin ...) le petit blanc du matin peut-être!!!

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    1. Oh oui, ça doit être l'effet antiseptique de l'alcool!

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  2. Oui, tu peux le dire, c'est un chef d'oeuvre ! J'adore la laine, la couleur contrastante et les boutons ;-). Vrai de vrai, je n'ai jamais fait attention aux petites erreurs dans les trous trous quand tu le portes.
    Et félicitations pour la gymnastique de prise de vue, je suis épatée.

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    1. Ah, ces boutons... On n'était pas trop de quatre pour les choisir, hein!

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  3. passianonymequeça9 février 2015 à 09:20

    "j'y les "vois pas les trous...c'est super comme travail!! et en vrai c'est encore mieux. à demain pour un p'tit blanc ?

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